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La revue Ethnologies

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Jean Simard – 2005

Jean Simard 2005

 

L’attribution du Prix Marius Barbeau 2005 à Jean Simard, membre actif de notre Société depuis sa fondation en 1975, reconnaît son importante contribution à l’ethnologie comme professeur, auteur, innovateur, bâtisseur et inlassable chercheur sur le terrain, parcours enrichi d’une vision élargie de la discipline et analogue à celle de Marius Barbeau.

 

Né à Québec le 6 janvier 1941, Jean Simard obtient en 1963 un baccalauréat en philosophie de l’Université de Montréal, en 1966 une licence ès lettres en histoire de l’Université Laval et en 1972 un doctorat en sciences historiques de l’Université de Strasbourg (France). C’est d’ailleurs au cours de ses études en France qu’il rencontre Luc Lacourcière, alors professeur invité d’Amérique, qui aura une influence déterminante sur le tracé de sa vie.

 

Jean Simard mène une carrière de professeur à l’Université Laval à compter de 1972 jusqu’à sa retraite en 2000. Son enseignement porte sur l’ethnologie du Québec et des francophones en Amérique du Nord. À son arrivée à l’université Laval, il est associé à l’équipe des Archives de folklore, alors composée de Luc Lacourcière, Madeleine Doyon-Ferland, Conrad Laforte, Roger Matton, Jean DuBerger et Jean-Claude Dupont, avec mission d’y développer de tous nouveaux champs d’étude : l’iconographie, l’art et la religion populaires. Au fil de l’enseignement, de la recherche et de nombreuses publications, il présente une vision tant globale et intégrée des phénomènes religieux que révélateurs des changements sociaux, culturels et économiques de la société québécoise et de la francophonie nord-américaine. Sa perception du phénomène religieux populaire s’est donc élargie à l’ensemble des disciplines des sciences humaines ainsi qu’aux confessions religieuses minoritaires du Québec, les anglicans, les protestants et les Juifs.

 

Il publie une dizaine d’ouvrages d’envergure et quatre-vingts articles, rapports et comptes rendus de recherche, donne plus de cinquante communications scientifiques et conférences publiques, fournit des prestations à la radio et à la télévision, écrit des scénarios de films documentaires et d’expositions thématiques et dirige pendant plusieurs années les destinées des revues scientifiques Canadian Folklore Canadien (maintenant Ethnologies) et Les Cahiers des Dix.

 

Il convient de rappeler que Jean Simard a été membre du bureau de l’ACEF/FSAC et rédacteur adjoint de la revue en 1981 et 1982, puis rédacteur en chef en 1983 et 1984. Son passage à la barre de la revue a pour effet d’augmenter sensiblement la présentation et la qualité du français écrit. Son apport à la recherche est également perceptible par les nombreux fonds d’archives à son actif aux Archives de folklore de l’Université Laval. D’avant-garde et conscient de l’impact des nouveaux média, il participe en 1997 avec la Société québécoise d’ethnologie et le ministère de la Culture du Québec à la mise en ligne de l’exposition virtuelle « Les Maîtres de l’art populaire » du Québec.

 

En 1990 son ouvrage Les Arts Sacrés du Québec (Éd.Mortagne, 1989) lui vaut la médaille Luc-Lacourcière, décernée chaque année par la Faculté des lettres de l’Université Laval à l’auteur du meilleur ouvrage sur l’ethnologie des francophones en Amérique du Nord. En 1991 il entre à la Société des Dix dont il est le secrétaire de 1995 à 2000 et en 1995, il est reçu à la Société Royale du Canada.

 

Jeune retraité, Jean Simard poursuit ses activités scientifiques. Il est membre des comités de rédaction de Rabaska, revue d’ethnologie de l’Amérique française, et d’Études d’histoire religieuse, revue de la Société canadienne d’histoire de l’Église catholique, poursuit son travail sur le terrain dans la région de Chaudière-Appalaches et récemment il a lancé un ouvrage sur les travaux qu’il a menés depuis vingt-cinq ans : Le Québec pour terrain. Itinéraire d’un missionnaire du patrimoine religieux. Enfin, il est actuellement président sortant de la Société québécoise d’ethnologie.

 

Grâce à sa vision holistique de la discipline, à un sens inné de sa diffusion et d’une grande sensibilité envers l’Autre dont Marius Barbeau eut été fier, Jean Simard demeure encore et toujours par son travail sur le terrain un excellent  » lobbyiste  » de l’ethnologie.

 

Élaine Bouchard
Société québécoise d’ethnologie

 

Quelques livres publiés seul ou en collaboration :

Une Iconographie du clergé français au XVIIe siècle. Les dévotions de l’École française et les sources de l’imagerie religieuse en France et au Québec (1976); Un Patrimoine méprisé : La religion populaire des Québécois (1979); Le Grand Héritage : L’Église catholique et la société du Québec (1984); Religion populaire, religion de clercs ? (1984); Pour passer le temps : Artistes populaires du Québec (1985); Les Arts sacrés au Québec (1989); Les Croix de chemin du Québec : Inventaire sélectif et trésor(1994); L’Art religieux des routes du Québec (1995); Le Patrimoine religieux au Québec. Exposé de la situation et orientations(1998).

 

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