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Réunion annuelle ACEF - 2022

L’Association canadienne d’ethnologie et de folklore/the Folklore Studies Association of Canada (ACEF/FSAC) tiendra sa rencontre annuelle de 2022, en collaboration avec l’Institut du patrimoine culturel de l’Université Laval. La rencontre aura lieu en ligne entre le 2 et le 5 juin. Les dates précises et les détails techniques seront communiqués au cours des prochains mois. Le thème du colloque est « Pluralités ». Nous invitons les candidats à réfléchir à des réponses créatives à cette thématique.

Les propositions de sessions, de séances de discussion et de communications individuelles liées à d’autres thèmes dans les disciplines de l’ethnologie et du folklore sont les bienvenues. Nous encourageons tout particulièrement les étudiants aux cycles supérieurs à nous soumettre des propositions. Compte tenu du format virtuel retenu cette année en raison de la pandémie, c’est l’occasion de participer à une conférence nationale à peu de frais. Nous avons également l’intention d’offrir des possibilités virtuelles de réseautage. Veuillez envoyer des résumés de 150 mots, en anglais ou en français, à Laurier Turgeon (Laurier.Turgeon@hst.ulaval.ca) avant le 25 février 2022. Tous les présentateurs doivent être membres en règle de l’ACEF/FSAC pour 2022. Pour adhérer ou renouveler votre adhésion, visitez le site https://www.acef-fsac.ulaval.ca/fr/devenir-membre.

Inscription à la rencontre de 2022, membre étudiant/retraité/à temps partiel 30$

Inscription à la rencontre de 2022, membre régulier 70$

PLURALITÉS

Le thème de la conférence cette année est consacré à la notion de « pluralités ». La pluralisation croissante de nos sociétés a été constaté depuis déjà un bon moment par les chercheurs en sciences sociales, y compris par les ethnologues, mais aussi par les gouvernements, par les institutions publiques et privées, et par les différentes communautés elles-mêmes. Les désirs de reconnaissance de différences de sexe, de genre, d’ethnicité, et de religion, auxquelles on peut ajouter l’apparition des nombreuses nouvelles communautés d’appartenances créées spontanément sur l’internet, représentent des formes émergentes de pluralisation qui s’inscrivent dans le contexte d’une lente et profonde transformation des valeurs et des sensibilités. En réponse à ces changements, les politiques en matière « d’équité, diversité, inclusion », adoptées maintenant par la plupart des gouvernements et des institutions, y compris universitaires, au Canada attestent d’un esprit d’ouverture des pouvoirs publics et de la société en général. Il n’en demeure pas moins que la pluralisation est accompagnée de crispations et différentes formes de fondamentalismes, voire même des radicalisations ethniques et religieuses. On comprend encore mal l’ensemble des processus et facteurs en cause, la manière dont ils s’articulent et les contextes qui favorisent la pluralisation ou au contraire la freinent. Nous invitons des propositions qui explorent les questions suivantes, dont la liste est loin d’être exhaustive. La pandémie nous a amenés à être de plus en plus branchés au monde, mais, en même temps, elle nous a contraint à un repli chez soi et chez nos ordinateurs. Comment la pandémie a-t-elle agi sur cette hétérogénéisation de nos sociétés? Comment les pouvoirs publics et institutions réagissent-ils à ces demandes de pluralisation? Les mesures d’accommodement sont-elles suffisantes? Comment accueillir ce désir de pluralisme tout en assurant une cohésion sociale nécessaire au vivre-ensemble? Ces pluralités sont-elles suffisamment bien représentées dans nos patrimoines matériels et immatériels? Quels rôles les expressions créatives vernaculaires, traditionnelles ou émergentes, jouent-elles dans les réponses individuelles, communautaires et institutionnelles aux processus de pluralisation? Comment les ethnologues peuvent-ils contribuer à ces débats? Comment adapter nos méthodes de terrain à de telles recherches?